Éditorial : Faire partie du problème ou de la solution…

par Philippe Laramée

Je suis agréablement surpris de voir où ce beau projet nous a transporté. C’est drôle, je commence cet éditorial bien assis dans un café de la rue Mont-Royal, un de mes petits cafés préférés que j’aimais tant fréquenter lorsque j’ai lancé les éditions de La Plume de Feu en 2002. Je constate que tous ces gens autour de moi ont évolué, se sont transformés.

Je me remets à l’écriture et à la coordination de la revue Aube afin de vous partager le fruit de notre expérience sur le terrain. J’ai décidé volontairement de prendre une année sabbatique de mon poste d’éditeur afin de lancer solidement ce projet de domaine à caractère écologique novateur.

Le prochain cycle de Aube servira à continuer la mission première de la revue qui est de faire la promotion de solutions écologiques et durables.

De plus, connaissant maintenant la plupart des obstacles et des défis qu’un fondateur d’écocommunauté doit surmonter, nous allons tenter par le biais des prochains numéros de vous transmettre la connaissance nouvellement acquise par notre éxpérience pratique sur le terrain.

Malheureusement, malgré la documentation disponible et les expériences de plusieurs groupes d’aspirants écovillageois, le pourcentage d’échecs ou d’abandons reste très élevé dans la plupart des cas.

Une société de problèmes ou de solutions

On peut critiquer longuement cette société, pester contre la civilisation occidentale et rejeter profondément le fondement même du système capitaliste… Et vous, qu’avez-vous à proposer ?

J’ai appris dans un cours sur la créativité qu’en général, face à un problème (qu’importe lequel) 80% des gens subissaient le problème, tandis que 15% seulement géraient la situation et pourtant, seulement 5% génèrent des solutions.

Chacun à chaque instant décide d’accepter sa condition, de subir le problème sans y faire face ou de chercher une solution originale à la problématique donnée.

Qu’est-ce que nous avons à proposer de mieux que ce système actuel ? Est-ce une révolte stérile ou est-ce possible de réellement changer le monde ? Est-il trop tard pour changer le cours d’autodestruction de la planète ou allons-nous surfer le prochain tsunami, prélude à la sixième grande extinction ?

Et vous, faites-vous partie du problème ou de la solution ?

A propos Philippe Laramée

Éditeur de Aube

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