Présentation de « La route des écovillages »

par Alexandre Quessy

D’avril à août 2003, nous aurons la chance de suivre trois voyageurs dans leurs visites d’écovillages en Europe et aux États-Unis. Ils partent en quête de connaissances qui aideront leur groupe de la région de Québec à repenser leur mode de vie et à créer un écovillage. Les informations qu’ils recherchent tournent autour de trois grands fils conducteurs: les relations humaines, l’économie et l’environnement.

En Europe
Denis Jobin a connu les écovillages par le biais du JEU (Jardin d’Échanges Universel) de Québec, un SEL (Services d’Échanges Locaux). Le concept de communautés intentionnelles écologiques a vite séduit Denis qui y voit un juste intermédiaire entre les ressources culturelles urbaines et la qualité de vie rurale. Son périple le mènera en France et en Espagne dans des écohameaux pratiquant la permaculture et utilisant différentes énergies renouvelables, notamment en Provence et en Ardèche. Il prévoit visiter ensuite deux écovillages près de Strasbourg et peut-être le célèbre Findhorn en Écosse. Il cherche à créer des collaborations entre des acteurs de différents pays qui ont choisi la voie des écovillages.

En Amérique du Nord
Valerie Jamin et Michel Desgagné entreprennent un voyage de quelques 13 000 kilomètres à travers les États-Unis et la Canada. Ils descendent la côte est et comptent remonter par l’ouest et terminer le voyage en traversant le Canada d’ouest en est à bord de Kafé, leur fidèle camion Westfalia. Ils ont déjà visité 5 écovillages dans 3 états, dont la communauté Sirius dans le Maine.

Les coordonnées à jour des différents lieux à visiter sont souvent difficiles à obtenir, les collectivités n’ayant pas toujours d’adresse électronique. Michel et Valérie se sont d’ailleurs déjà heurté à deux villages disparus. Leur quête les mène ainsi à chercher à comprendre les causes de l’insuccès de ces villages et hameaux afin de ne pas répéter les mêmes erreurs.

En quête de solidarité
C’est la solitude croissante des villes et le manque de communication et d’entraide entre les différents âges, les classes sociales et même entre voisins qui ont mené ce groupe de la région de Québec à chercher à créer son propre milieu favorable à l’épanouissement personnel et collectif. Il s’agit de faire preuve de créativité culturelle, soit de s’inspirer de traditions de partout à travers le monde et de renouveler les défis afin de déterminer les pratiques les mieux adaptées à un contexte particulier, en plus de favoriser la diversité des opinions et des pratiques.

Leur recherches vont porter également sur de nouvelles façons d’utiliser et de partager les ressources financières et matérielles. Les SEL et des fiducies foncières habitables constituent de nouvelles façons de mettre en commun ou d’échanger des ressources. C’est bien utile dans un monde où tout est si jalousement gardé. Nos aventuriers verront aussi comment des communautés intentionnelles en campagnes partagent ensemble des coopératives d’habitation en milieu urbain afin d’avoir un lieu-tremplin en ville.

Le fruit de leurs recherches les aidera enfin à savoir aménager un environnement de façon saine et à utiliser les ressources naturelles et l’agriculture avec sagesse, durabilité et efficacité. Ces informations et images seront également très utiles afin de rendre les écohameaux et écovillages plus faciles à réaliser au Québec, notamment pour ce qui est des questions de zonage et de viabilité économique.

Au Québec
De notre côté, au Québec, nous approfondirons plusieurs des sujets touchés par leurs investigations dans Aube et sur notre site internet. Plusieurs recherchistes travailleront là-dessus dans les mois qui suivent. Aussi, n’hésitez pas à nous contacter à webmestre@laplumedefeu.com si vous détenez des informations qui pourraient aider nos aventuriers sur le terrain ou nos recherchistes ici au Québec.

Pour suivre leur périple:
www.routedesecovillages.net 

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