Notre rencontre avec le ministre de l’environnement

par Philippe Laramée

Lorsqu’une journée commence du bon pied, ca augure bien ! Tous les éléments étaient de notre côté pour nous faire progresser rapidement vers les résultats escomptés. Les conjonctions étaient frappantes et personne n’avait l’impression de lutter à contre courant. Ce fut une expérience nouvelle pour trois d’entre nous de patauger dans cet univers… comment dire, bureaucratique ?! Mais personne ne semblait à première vue déplacé dans cet environnement si peu familier.

C’est drôle à dire mais je n’étais pas du tout nerveux. Ce que je m’apprêtais à accomplir, en compagnie de mes trois comparses (Lucie Lemelin- projet éco-hameau « Les bernaches », Nicole Fafard « Dossier Fiducie foncière habitable » et Pierre Gilbert du G.R.E.B. au Saguenay) allait être réalisé le plus naturellement du monde comme une chose allant de soi. J’avais plutôt l’impression que le Ministre Boisclair allait être littéralement emballé par cette idée novatrice au Québec, en plus de nous donner son appui politique ainsi que carte blanche pour accomplir ce pourquoi nous étions venus le rencontrer.

Notre stratégie était de lui parler de la problématique actuelle en matière de zonage qui rendait impossible, en quelque sorte, la réalisation d’un écovillage en vertu des lois en vigueur. Donc, de lui demander cet argent pour créer une « étude » sur la faisabilité ou la création d’un zonage qui s’apparenterait à notre vision de ce que pourrait ressembler un zonage indigo. Ou encore un nouveau projet de loi qui permettrait la création de fiducie foncière habitable au Québec.

La rencontre a commencé sur une note assez amicale où le ministre a parlé avec Pierre de foyer de masse et d’autres sujets sans trop de rapport avec l’objet de notre présence. La discussion fut tout de même assez rapidement redirigée car en trente minutes de rencontre, c’est pas vraiment le temps de s’échanger nos recettes de tartes aux pommes !

En entrant dans le vif du sujet, on a vite mis l’accent sur les défis qui nous étaient présentés notamment en rapport avec le zonage et la CPTAQ (commission de protection des terres agricoles du Québec) et des différentes lois sur le zonage. Avec le zonage vert, on ne peut pas se construire, avec le zonage blanc, on ne peut pas avoir de poules, etc… On a discuté quelque temps sur les possibilités qu’offre la vie en écovillage.

Spontanément, il nous a proposé de nous offrir un financement pour mener à bien cette étude sur la problématique ! Tout allait de soi car ce qu’on lui présentait était une alternative logique et viable.

En bref, le défi qui nous attend est de lui présenter un canevas des principaux objectifs auxquels va répondre notre étude. Pour réaliser cette première étape, nous avons besoin de personnes compétentes au niveau légal qui accepteraient de « miser » en quelque sorte quelques heures de leur temps en bénévolat pour nous aider à créer ce canevas. Une fois le financement accordé, (financement qui dépassera sans aucun doute, de beaucoup, ce que nous étions venus chercher de prime abord) ces personnes pourraient être rénumérées selon le salaire convenu préalablement.

Je fais donc appel à chacun de vous, lecteur de Aube ou membre du mouvement vers la création d’écovillage (s) au Québec. Parlez-en autour de vous! Faites lire cet article aux personnes qui vous côtoient régulièrement. La synchronicité fera tout le reste.

A propos Philippe Laramée

Éditeur de Aube

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