Coup de coeur des regions: Les Hautes Laurentides

par Ariane Picher

Située au beau milieu du Québec, la région de Mont-Laurier présente plusieurs belles facettes. Étant née moi-même dans cette région, je pourrai vous apporter quelques aspects tirés de mon expérience d’enfant.

Géographiquement parlant, la région est bordée d’une lisière vierge de toute activité de méga-production. Des réserves fauniques sont situées tout autour : le parc Lavérendrye au nord-ouest, le parc Papineau-Labelle au Sud et les parcs Rouge-Matawin et celui du Mont- Tremblant à l’est. Ce qui donne à la région un effet d’isolement face au reste du monde même si celle-ci est située à peine à 3 heures de Montréal.

C’est aspect d’éloignement à proximité nous laisse découvrir plusieurs qualités de la région. Selon Réal Richer, directeur de l’A.P.E.H.L. (Association pour la protection de l’environnement des Hautes Laurentides), ces qualités sont celles d’une M.R.C. vouée à devenir uniquement bio. Les avantages seraient aussi au niveau économique. Puisque les récoltes sont en retard de 2-3 semaines sur le marché québécois en général, elles ne peuvent être compétitives au niveau du prix.

Donc elles pourraient l’être au niveau de la qualité (faire du bio) et pourraient se vendre à un prix équitable pour chacun. De plus, il y a une énergie d’innovation depuis longtemps dans la région. Plusieurs communes y ont vu le jour dans les années 70. Des jeunes originaires des grandes villes venaient s’installer dans ces campagnes pour expérimenter le retour à la terre et pour construire leur cabane au Canada.

Aujourd’hui, plusieurs de ces idéalistes sont repartis vers la ville mais certain sont restés, ils se sont imprégnés de la vie de campagne et s’y sont intégrés. Ce qui nous donne maintenant un bassin de population consciente, à l’avant-garde et tenace; tout ce qu’il faut pour partir un projet d’envergure comme de faire de cette région la plus écologique qui soit.

Par contre, il y a de la place pour du sang neuf. L’aide aux petites entreprises est très accessible puisque qu’il n’y a pas beaucoup de jeunes entreprises. Donc, la région est accueillante pour les idées innovatrices.

Les terres ne sont pas très chères. La forêt mixte y est très intéressante. Il y a beaucoup de coupes de bois qui ont été faites dans le passé et qui continuent de se faire, cependant l’A.P.E.H.L. a livré quelques batailles à ce niveau et a obtenu des résultats encourageants.

La région est aussi choyée sur le plan spirituel. L’événement organisé chez les amérindiens Anishnabé The spiritual healing gathering est un bon endroit de guérison et d’enseignement spirituel (référence intéressante à la page 69 du numéro précédent , AUBE no. 2).

Je ne peux vous laisser sans vous parler des sites naturels enchanteurs comme les Chutes du Windigo (glissade d’eau naturelle), le réservoir Baskatong (presqu’une mer), des rivières et des lacs magnifiques et tout le reste que je vous laisse découvrir
Haut le coeur
Les petites bestioles qui piquent y sont aussi très abondantes. La panoplie y est au rendez- vous à chacun son temps et son heure préférés, que ce soit la grosse mouche à chevreuil (qui part avec un morceau de peau), le bon vieux maringouin, le nuage de petites mouches noires, et le minuscule brûlot (qui passe à travers les moustiquaires). Mais comme le dit si bien Lulu (un Français venu vivre son rêve de coureur des bois) :

« Une chance qu’on les a, sinon il y aurait ben trop de monde icitte !!! »

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