Éditorial: Communication et relations

par Phìlìppe Laramée

Savoir faire de beaux jardins, bâtir des méta-constructions écologiques ou des écovillages n’est rien si on ne sait parler et entrer en relation avec son prochain. Et qui pourra me dire qu’il n’entre jamais en relation avec qui que ce soit !?

Après tout, nous évoluons sur la même planète et les problèmes des uns sont les problèmes des autres (que l’on parle en termes d’individus, de nations ou de continents). Tout est interconnecté. Le battement d’aile d’un papillon peut provoquer le typhon selon un proverbe célèbre !

Même si la société pourvoit (pour le moment) à tous nos besoin, même si on nous a appris qu’on avait besoin de personne avec tous nos outils technologiques, il n’en reste pas moins que s’isoler et s’individualiser ne règle pas les problèmes. On se méfie de l’autre sans même le connaître , on tente de garder un visage neutre lorsqu’on se rencontre dans la rue… par synchronicité.

Lorsque je sais résoudre ou gérér un conflit, je sais que c’est l’espèce humaine qui avance grâce à moi. Mes descendants et mon entourage évoluent grâce à cet effort volontaire. C’est le chemin le plus difficile que celui de se remettre en question au contact des autres et de chercher le perfectionnement de notre “personnae”.

Pour ma part, j’ai décidé d’arpenter ce sentier… et vous ?!


Comme introduction à Synchronicité, je laisserais la place à des extraits d’une chanson de Raôul Duguay pour introduire ce numéro ayant un fort contenu sur la communication et les relations humaines. Cette chanson a été un des éléments déclencheurs du désir de faire un Aube sur ce thème. 

La parole par Raôul Duguay
(avec la permission de celui-ci)

Tout ce que tu entends n’est pas plus important
Que tout ce que tu n’as jamais entendu
En toute chose je t’écoute me parler
Tout ce qui se dit se parle dans mes oreilles

(…)

Il y en a qui voudraient dire dans notre bouche
Ce qu’ils voudraient entendre dans leurs oreilles
Moi je voudrais dire à chacun ce qu’il est
Tout ce qu’il voudrait se dire à lui-même

(…)

Parfois c’est plus facile de se la fermer
Il y en a qui disent que tout a été dit
Il y en a qui pensent que parler c’est rien faire
Moi je vous dis que la parole est mon acte

Entre le dire et le faire on a du chemin à faire
Pour savoir que l’on parle parfois
Juste pour entendre sa voix résonner dans les voix

Je voudrais pouvoir parler dans toutes les langues
Celle du ciel celles de la Terre celles des enfers
Pour que la Babel des nations tombe par terre
Et qu’on branche toutes nos voix sur le même ton

Parfois on ne dit rien dans une tempête de mots
Et parfois on dit tout dans le plus grand silence
Où l’on rejoint Toulmond
Par la voix de la vie qui est dans le cœur

Ne plus tenir notre coeur serré entre nos dents
Comme une bombe d’amour à retardement
Qui va sauter dans la face de Toulmond
Le jour où l’on sera branché sur le Soleil

(…)

Ne plus braquer de fusil dedans nos yeux
Ne plus avoir la bouche comme un canon
Faire l’amour nus sur les champs de bataille
Tomber de tendresse dans un champ de pommes

Ne plus arroser les fleurs des jardins
Avec le sang des victimes innocentes
La Terre est à Toulmond et tous les hommes
Ont le sang rouge du Soleil dans leurs veines

 

A propos Philippe Laramée

Éditeur de Aube

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