La biologie totale: Lorsque le corps nous parle

par Héloïse Picard

“Tout ce que quelqu’un n’arrive pas à mettre en « mots » se transpose en maux!”
Claude Sabbah

“Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime”
Salomon Sellam

C’est vers le début des années 80 que le Dr. Hamer met sur pied les principes fondamentaux de la biologie totale, ou médecine nouvelle, selon lesquels on admet qu’à l’origine de tout dysfonctionnement biologique se trouve un choc émotif violent, et que la nature de la maladie dépend de la façon dont le conflit est vécu. Après avoir pris conscience du lien de sa propre maladie et de la mort subite de son fils, Hamer étendra sa théorie à tous les cas de cancers qu’il rencontrera par la suite dans le cadre de sa pratique clinique avec succès.

La maladie, le dysfonctionnement ou son équivalent, a un sens très précis et cohérent dans le plan de la biologie. Celui-ci survient suite à un conflit biologique et doit être étudié dans le contexte de l’organe et de l’appareil impliqué. Le Dr. Hamer explique que l’organisme est ainsi constitué du psychisme, du cerveau et de l’organe. Lorsqu’il y a conflit psychique, l’effet se loge au cerveau puis trouve son équivalent dans un organe . Le ressentit se biologise pour exprimer la solution. Par exemple, un événement décodé par un individu comme étant un conflit indigeste (on ne peut digérer quelque chose de fâcheux), va se traduire dans le corps par un surplus d’acidité chlorhydrique dans l’estomac (afin de digérer ce quelque chose). Il s’agit d’une traduction corporelle d’un conflit d’origine psychologique.

Or, chaque fois que nous ressentons un des éléments du conflit, nous revivons le conflit intial. C’est ce qui rend plus compliqué la remontée vers l’origine du vrai problème car il ne faut pas confondre les éléments isolés qui nous le font revivre. Le Dr. Claude Sabbah a poussé plus loin encore les fondements de la théorie biologique en incluant dans sa «biologie totale des êtres vivants» la notion de transmission de conflits transgénérationnels ou, pouvant faire partie du programme génétique de l’enfant lors de sa conception. Ainsi, une femme atteinte d’hypoglycémie va consulter un thérapeute en biologie totale. Avec elle il remonte jusqu’aux événements entourant sa gestation. Elle se rappelle alors que son père lui avait raconté comment sa naissance était en fait pour lui le moyen qu’il avait trouvé pour ne pas aller à la guerre, ce qui le répugnait au plus haut point. Or, un conflit composé de répugnance et de résistance engendre invariablement de l’hypoglycémie ou du diabète. Cette femme traduisait le conflit de ses parents. Suite à cette prise de conscience, elle fut instantanément remise.

Bertrand Lemieux, formateur et conférencier en biologie totale au Québec, donna cet exemple, au cours d’une séance d’information, d’une femme prise avec un cancer du sein qui vînt un jour le consulter. Or, ils ont découvert récemment que certaines formes du cancer du sein sont en fait un concentré hyper puissant de lait maternel très concentré que l’organisme produit alors que le cerveau de la mère perçoit le message d’un danger de survie de l’enfant. Au niveau biologique, tout est programmé en terme de survie. Cette femme connaissait en effet un stress au niveau de l’alimentation de son enfant à ce moment. Souvent absente de la maison, elle laissait à son fils de l’argent pour qu’il mange, mais elle craignait sans cesse qu’il utilise l’argent à d’autres fins jusqu’au jour où elle prit connaissance des bons payables à l’avance du super marché. Elle put ainsi résoudre son problème et son cancer disparut aussitôt.

Voici d’autres exemples de décodage biologique des maladie. En fait, voici un exemple assez populaire. Il s’agit d’une personne ayant vécu un conflit de territoire. S’étant sentie violée dans son droit d’espace, elle va développer de l’obésité afin de prendre physiquement de l’ampleur. Ou encore, quelqu’un n’ayant reçu de l’attention et de la compréhension que lorsqu’il en arrivait à la maladie étant plus jeune, va automatiquement développer ce réflexe de tomber malade chaque fois qu’il en ressentira un besoin pressant sa  vie durant.

Ainsi, en la découvrant, on se rend compte que la biologie totale n’est en fait que le simple bon sens et que c’est vraiment comme si le corps nous parlait de nous. Chaque maladie peut dès lors représenter l’occasion d’augmenter notre champ de conscience personnelle et même, parfois, d’en découvrir davantage sur notre histoire personnelle. Carl Gustav Jung a d’ailleurs déjà dit à ce sujet que «nous ne sommes pas là pour guérir de nos maladies, mais la maldie est là pour nous guérir.» Deux très bons manuels récents utilisés en formation sont disponibles pour en savoir plus.  Il s’agit du «Décodage biologique des maladies – Manuel pratique des correspondances émotions/organes», de Christian Fleche, paru aux éditions Le Souffle D’Or en 2001 et, «Origines et prévention des maladies -l’analyse psychosomatique» par Salomon Sellam, édité en 2000 par les Éditions La Quintessence.

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