La magie de l’éducation

… une réflexion de Sarah-Maria et d’Olivier

«La jeunesse, comme la verdure, pare la terre;
mais l’éducation la couvre de moissons.»

Rivarol www.citationsdumonde.com

Lors d’une soirée entre amis-es, l’hydromel aidant, nous sommes pris-es à rêver sur ce que nous souhaiterions offrir à nos enfants comme éducation, petite fuite dans le futur conditionnel. Cette évasion se voulait aussi peu réactive que possible. En vous communiquant notre vision, nous souhaitons, plutôt que de dire «non» aux institutions actuellement mises en place, vous partager un gros «oui» sur les possibilités qui s’offrent ou qui pourraient s’offrir à nous. Puis, comme plusieurs ont tracé le sentier que nous empruntons, nous aimerions vous les faire connaître.

Entendons-nous d’abord sur le sens du mot «école». Pour mon petit dictionnaire Larousse, il peut désigner le lieu où l’on donne un enseignement, ses bâtiments ou l’enseignement lui-même. J’en passe pour arriver à celui que j’affectionne particulièrement qui dit de l’école qu’elle est une source de connaissances et d’expériences, comme dans «l’école de la vie». Elle se passe à tout moment, de la première respiration le matin aux yeux qui, fatigués, picotent et se laissent aller dans les songes. Commodément, on peut employer le mot éducation lorsqu’un temps est accordé spécialement aux enfants. Elle sort alors d’un cadre et entre dans la vague de la vie. Elle est accordée naturellement et bâtie spontanément avec les occasions du moment.

L’éducation doit viser le plein déploiement du petit être et lui fournir les clefs pour fonctionner dans sa vie d’enfant. Qu’il vive l’éveil de ses sens, qu’il s’émerveille du jeu de chacune de ses cellules : en se construisant, il fleurit et se voir fleurir. L’éducation comme nous l’entrevoyons s’informe de ce qu’est l’enfant, de ses besoins. Elle suit le rythme de son développement. En ce sens, c’est elle qui s’ajuste à l’enfant et non l’inverse. Elle se conjugue au présent et vise l’épanouissement, plutôt que les gains futurs dans une attitude fonctionnaliste.

En temps et lieu, elle permet à l’enfant de développer dans la magie son archétype, c’est à dire la teinte ou le parfum propre de sa personnalité. Elle le renseigne donc sur ses origines en lui transmettant la charge historique de sa présence, en rendant vivante la mémoire de ses ancêtres et manifeste le fil qui le lie à l’apparition même de la vie et la fraternité qui existe entre tout ce qui nous entoure.

Oui, c’est ce que nous souhaitons pour nos enfants. Sommes-nous prêts à leur enseigner cela? L’éducation est-elle d’abord nécessaire à nous, les adultes? Humble évidence… Eh bien, que les enfants soient nos guides!

Les commentaires sont clos.