Lettre d’une mère à ses enfants

par Hélène Fortin

Montréal le 10 décembre 2003

Mes chers enfants Marie-Pierre, Simon et Jasmin,  

Le temps des Fêtes approche et la liste des cadeaux que l’on désire offrir aux gens qu’on aime aussi. Cependant, nos grands cœurs ne peuvent facilement s’harmoniser à nos bourses. Car plus que jamais notre unité monétaire perd de la valeur : pendant que les coûts des biens de consommation ne cessent de grimper, nos salaires, eux, (quand nous en avons! ) ne suivent plus la courbe montante.

Simplicité in-volontaire oblige! Je vous propose donc, et je ferai de même, d’allouer un minimum d’argent aux cadeaux que nous désirons  offrir en les confectionnant nous-mêmes.

Ce pourrait être une lettre d’amour, de reconnaissance, de bons souhaits, d’amitié; une lettre fantaisiste, profonde, gentille, encourageante ou bienfaisante pour celui ou celle qui la reçoit. Je crois que nous nous aimons suffisamment pour nous offrir ce présent qui me paraît inestimable. Et, j’estime que vous possédez amplement assez de talent pour y arriver.

Les bons mots, on oublie souvent de se les dire, de se les écrire. Pourtant, entendre résonner leur écho,  les relire lors des petits moments de tristesse ou de décour-agement que la vie ne manque jamais de nous faire traverser un jour ou l’autre peut nous aider à voir notre vie d’un œil plus gai.

Nous pourrions les accompagner d’un dessin ou d’un objet symbolique confectionné à la main ou acheté, s’il est fait de la main de quelqu’un d’autre, ou encore cela peut être un outil permettant de confectionner soi-même des objets utiles ou agréables.

J’espère que l’idée vous plaît. On s’en donne des nouvelles… à Noël?

Votre mère qui vous aime, vous et vos chers petits enfants, plus que tout au monde.

Nana Hélène !x!x!x

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