Présentation du Centre d’Écologie Urbaine

par Sacha Thomas

Il se trouve à Montréal, au 3516 de l’avenue du Parc précisément, un bâtiment voué à l’éducation populaire, à la recherche et aux politiques publiques… dans le but de développer et de partager une expertise quant aux approches les plus aptes à assurer un développement urbain durable ainsi qu’à leur mise en oeuvre à l’échelle des quartiers et de la ville.

Qui?
Nommé « Centre d’Écologie Urbaine », il vit le jour suite au succès du journal communautaire Place Publique, dès 1993. Il a été constitué sous l’égide de la Société de développement communautaire de Montréal (SodecM), un organisme à but non lucratif fondé en 1995, ayant pour mandat de promouvoir l’écologie sociale dans les quartiers de Montréal et à l’échelle de toute la ville, de favoriser la transition vers un développement durable, ainsi que de favoriser l’assainissement de nos habitudes de vie urbaine actuelles.

Quoi?
Le Centre d’Écologie Urbaine (appelons-le CÉU) entreprend donc un certain nombre de programmes sur l’ensemble du territoire de Montréal, privilégiant une approche qui préconise l’intégration de tous les éléments d’une ville (transports, utilisation des terrains, développement économique, utilisation des bâtiments, recyclage, systèmes naturels et agricoles municipaux) et la capacité de ces éléments à contribuer à l’édification d’une ville où la justice sociale est soutenue par un programme de protection écologique durable.

Comme récents sujets d’intérêt:

•Ateliers d’information sur la technologie alternative et l’énergie renouvelable, le compostage et l’agriculture urbaine;

•Information sur des enjeux planétaires tels le Forum social mondial, le Protocole de Kyoto et la dette des pays pauvres;

•Éducation à la démocratie municipale et à la participation citoyenne (ateliers présentés dans différents quartiers);

•Développement de design pour des habitations qui économisent l’énergie, produisent moins de déchets et contribuent à un environnement plus sain;

•Actions aboutissant à l’interdiction municipale d’utiliser des pesticides à des fins esthétiques, un plan municipal de gestion saine des matières résiduelles et un plan d’urbanisme viable;

•Deux sommets des citoyens sur l’avenir de Montréal.

 

Les services offerts au public sont:

•Bibliothèque, centre de documentation et accès Internet;

•Nouvelles maquettes écologiques pour les édifices et le design urbain;

•Éducation et consultation populaires;

•Séminaires et conférences;

•Mémoires et documents thématiques;

•Service d’information et de référence sur les questions environnementales urbaines.

Mais ce serait un peu, en vérité, réduire le travail du centre – à peu près 10 personnes en permanence, sans compter les bénévoles et stagiaires qui s’y impliquent – que de ne pas le présenter également comme un organisme vivant et pluridimensionnel.

J’en veux pour exemple la maison d’édition qui s’y rattache (Black Rose Press), le manuel de l’éco-logis (avec le GRED – Groupe de Recherche en Eco-Design), présentant tout ce qui se fait (ou presque) en guise d’alternatives écologiques en ville. De même, un chantier expérimental de « toit vert » est actuellement en cours, visant à faire du toit d’un immeuble de Montréal un véritable jardin.

Ils ont également coordonné la récente campagne « ruban vert » pour le Jour de la Terre (22 avril) et, étape importante à leurs yeux, le premier rapport public de l’environnement a été présenté le 19 avril dernier par Alan DeSousa.

Le centre est également un point de chute de paniers bio ASC, et on peut également s’y fournir en détergent écologique.

Le CÉU a également mis certaines de ses théories en pratique récemment, puisque le bâtiment a subi une cure de rajeunissement (nécessaire, certes) écologique, en ôtant, par exemple, 56 couches de peinture à base de plomb des escaliers…

Je pourrais vous en parler encore longtemps, mais ce serait vous rendre un meilleur service que de vous enjoindre à visiter, sinon le CÉU en soi, du moins l’excellent site Web qui s’y rapporte. Il faut encourager ce genre d’initiative holistique!

J’en profite pour ajouter que le financement de la SodecM provient de tous les niveaux de gouvernement, de fondations privées et de dons de particuliers.


Coordonnées:

Centre d’Écologie Urbaine
www.ecologieurbaine.net

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