Tenir compte de son empreinte écologique

par Julie Francoeur

En tant qu’êtres humains, nous laissons tous une empreinte écologique. Nous consommons tous des ressources naturelles. Ne serait-ce que pour nous nourrir. Toutefois, elle diffère d’un humain à un autre, d’un pays à l’autre. Dans la manière que l’on a de se loger, de se nourrir, de consommer… Mais nous avons le pouvoir de réduire cette empreinte écologique – que nous avons, Nord-Américains, très élevée!

Tous les aspects de la vie courante doivent être pris en considération pour calculer l’empreinte écologique. Le logement, l’alimentation, le transport, la consommation de biens et la gestion des déchets sont les cinq volets à évaluer.

Le logement
La grandeur de l’habitation est déterminante, mais également le nombre d’occupants. Plus il y a de gens dans un logis, moins l’empreinte écologique de l’habitation est grande. C’est un peu comme le concept de co-voiturage pour le transport… On peut aussi prendre en considération qu’une maison individuelle consomme plus d’énergie qu’un appartement.

Beaucoup de gens croient à tort que vivre à la campagne est plus écologique que vivre en ville… mais si on compare l’empreinte écologique d’un citadin à celle d’un campagnard, on se rend compte que le citadin utilise moins la voiture, consomme moins d’énergie de chauffage, partage un réseau d’aqueduc, etc.

On peut tout de même en discuter longtemps, beaucoup de facteurs devant être pris en compte. On pourrait calculer les matières utilisées, transportées, transformées pour bâtir le réseau routier, les immeubles et toutes les infrastructures urbaines… Voilà pourquoi il est difficile de calculer l’empreinte écologique à grande échelle. Pour les besoins de cet article, nous nous en tiendrons au calcul individuel.

L’alimentation
À l’épicerie, les choix que nous faisons sont extrêmement importants pour préserver l’environnement. Les gens qui sont végétariens ou qui ne mangent pas beaucoup de viande produisent une plus petite empreinte écologique au niveau de leur alimentation.

La viande et le poisson demandent plus d’eau, plus d’énergie que les végétaux. Pour la viande, on doit tenir compte des champs utilisés pour nourrir les animaux, la machinerie, les bâtiments, etc. Les éleveurs de viande biologique, toutefois, respectent davantage l’environnement et les encourager peut être une bonne manière de diminuer son impact environnemental.

Préparer ses repas au lieu d’acheter des repas précuisinés est plus intelligent environnementalement ; les repas préparés en usine créent une très grande empreinte écologique.

Autant que vous pouvez choisir des produits locaux et saisonniers pour éviter le voyagement – et l’essence dépensée –, vous pouvez décider de consommer des produits peu emballés, en vrac par exemple. La manière que l’on a de se nourrir ne prend pas son importance seulement pour notre santé personnelle, mais également pour la santé de la Terre.

Le transport
Ayant compris le principe, vous pouvez imaginer que nos choix de transport ont leur place dans le calcul de l’empreinte écologique. Généralement, plus un véhicule motorisé est grand, plus il pollue.

Évidemment, la marche est le moyen de transport ayant le moins d’impact sur l’environnement. Le vélo ne pollue pas, mais on peut tout de même prendre en considération la transformation de la matière première, l’énergie utilisée pour le construire, les produits utilisés pour l’entretien…

Les transports en commun ou le co-voiturage sont des alternatives à la voiture qui non seulement font économiser mais aussi réduisent l’empreinte écologique.

La consommation de biens
Ah! Nous, les Nord-Américains, aimons nous ruer dans les centres d’achats le samedi pour acheter des choses! Dépenser l’argent durement gagné pendant la semaine, s’offrir une petite gâterie… bien méritée – vraiment?

Vous savez probablement qu’encourager les multinationales est non seulement non éthique mais encourage aussi la pollution. Ce qui provient de Chine voyage plus que ce qui provient du Canada. Ici encore, acheter des produits locaux prend son importance pour l’écologie. Lire les étiquettes ne prend que quelques instants et à force de le faire, on développe des réflexes!

Réfléchir à l’impact environnemental avant d’acheter est malheureusement un principe que peu de gens appliquent. Un bien défectueux peut-il être réparé au lieu d’en acheter un neuf? Produire des appareils, des vêtements, nécessite des matériaux, de l’énergie, de même que pour les transporter et les faire fonctionner. Ils ont donc une importante empreinte écologique. Il est toutefois possible d’acheter des appareils conçus pour économiser l’énergie (voir référence à la fin de l’article).

Gestion des déchets
Et si la mise aux rebuts était inévitable? Alors, nous devons faire des choix intelligents!

Choisir d’acheter en vrac ou de réduire l’emballage ou de réutiliser les contenants peut avoir beaucoup d’impact en bout de ligne. Pensez à ce que vous pourriez réduire en un an seulement… Le recyclage, bien sûr, ainsi que le compostage réduisent sensiblement ce qui se retrouve dans les sites d’enfouissement.

Renseignons-nous sur les sacs de plastique biodégradables à base de maïs, sur les bacs de compostage qui peuvent s’installer sur le balcon, les commerces qui réparent, réutilisent ou qui achètent et écoulent des biens de seconde main. Tous ces petits trucs font économiser de l’argent mais surtout réduisent notre empreinte écologique.

Réévaluer ses besoins et se rajuster n’est pas si difficile, il suffit d’un peu de volonté.

Vous pouvez calculer votre empreinte écologique sur Internet et apprendre combien de planètes il nous faudrait si tous les humains consommaient comme vous!

Les commentaires sont clos.