Hygiène Infantile Naturelle

par Angela Carr

Traduction de l’anglais par Julie Chapados

 Un regard nouveau sur une ancienne façon de faire

Dans notre quartier, plusieurs bébés ont été familiarisés avec le petit pot dès la naissance. Les parents pratiquent et promeuvent une méthode ancienne d’hygiène infantile connue sous le nom d’Hygiène Infantile Naturelle (HIN). Ces parents savent que le nouveau-né peut communiquer son besoin d’uriner ou de déféquer aussi bien que sa volonté de manger ou de dormir.

Les femmes ayant allaité leur bébé à la demande savent que l’on peut facilement reconnaître les signes non verbaux de la faim chez le bébé. Plusieurs spécialistes ont identifié ces signaux, par exemple le fouissement: le bébé tourne la tête sur le côté avec la bouche ouverte pour téter quand le coin de sa bouche ou de sa joue est touché. Cette communication est par contre essentiellement instinctive: la mère reconnaît que son bébé a faim et lui offre le sein. De façon similaire, les parents qui pratiquent l’hygiène naturelle apprennent à reconnaître chez leur enfant les signaux du besoin d’éliminer et offrent alors au bébé un petit pot, une toilette ou un réceptacle quelconque.

Contrairement aux pratiques conventionnelles d’entraînement à la propreté, fondées sur la théorie selon laquelle les enfants ne développent pas le contrôle de leur sphincter avant l’âge de deux ou trois ans, les promoteurs de l’hygiène naturelle avancent que le bébé est conscient de son besoin d’éliminer et capable de le communiquer à un très jeune âge. En effet, ils affirment que les bébés, dès la naissance, n’aiment pas se souiller, mais qu’ils sont entraînés à le faire jusqu’à deux ou trois ans par la pratique conventionnelle des couches.

L’un des avantages de cette méthode est qu’elle permet à l’enfant de prendre conscience d’un de ses besoins fondamentaux. Éliminer dans un endroit déterminé est pour eux habituel dès un très jeune âge. La méthode repose sur une communication efficace entre le parent et son enfant. C’est une méthode douce et non coercitive, et contrairement à l’entraînement conventionnel à la propreté, elle ne crée pas chez l’enfant un sentiment de succès ou d’échec: que l’enfant réussisse à faire pipi dans le pot n’est pas l’objectif, c’est plutôt d’entendre l’enfant et de répondre à son besoin.

Alors que des milliers de couches coûteuses, toxiques et non biodégradables emplissent nos sites d’enfouissement, il faut savoir qu’elles ne sont pas indispensables et qu’il est possible, ici a Montréal comme ailleurs dans le monde, de se passer de l’utilisation des couches.

 

Références: 

L’hygiène naturelle de l’enfant: La vie sans couches, par Sandrine Monrocher-Zaffrano

DiaperFree: The Gentle Wisdom of Natural Infant Hygiene, par Ingrid Bauer

Infant Potty Training, par Laurie Boucke

www.diaperfreebaby.org (explications complètes, avec photos et liens)

www.freewebs.com/freetoec

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